À un moment, je me suis retrouvée dans une situation assez banale aujourd’hui : des difficultés à retrouver du travail, une impression de blocage, des journées qui se ressemblent.
Quand on vit dans un petit appartement, avec peu de moyens, le quotidien peut vite devenir lourd. Ce n’est pas forcément dramatique mais lentement pesant.
Ce blog est né à ce moment-là, pas d’une grande idée ni d’un projet mûrement réfléchi, mais d’un besoin très concret.
Faire quelque chose, plutôt que ruminer
À ce moment-là, on m’aurait sans doute conseillé de “prendre du recul”, de “penser à autre chose”, ou de “me projeter”.
Mais ce dont j’avais besoin, ce n’était pas d’abstraction.
C’était de faire quelque chose de mes mains. Alors j’ai commencé simplement .
Un objet cassé que je n’avais pas envie de jeter, un vêtement abîmé, et les prix qui augmentaient partout, je me suis mise à réparer. Pas par militantisme, ni par écologie héroïque mais juste parce que ça me faisait du bien de voir que je savais encore faire quelque chose d’utile.
Ce que réparer m’a appris
Réparer, ce n’est pas spectaculaire : On démonte, on observe, on cherche à comprendre, … et on réalise que ce n’est pas toujours “cassé”, mais souvent fatigué, mal conçu, ou simplement négligé.
Bien sûr, réparer ne règle pas tout. Mais ça change quelque chose malgré tout : Ça m’a redonné une forme de prise sur mon quotidien. Ça a remis un peu d’ordre pas seulement dans les objets, mais aussi dans la tête.
Petit à petit, j’ai compris que ces gestes très simples — réparer, raccommoder, faire durer — m’aidaient à traverser une période difficile sans m’effondrer complètement.
Faire pousser, même dans peu d’espace
Ensuite m’est venue l’idée d’essayer de faire pousser quelque chose sur un rebord de fenêtre ou à l’intérieur, voire même sur un balcon quand on en a un… Pas pour devenir autonome, ni pour “retourner à la terre” mais pour voir quelque chose évoluer lentement, pour m’occuper autrement, et pour me rappeler que, même dans un espace réduit, on peut encore produire un peu de vivant.
Pourquoi documenter tout ça ?
J’aurais pu garder tout ça pour moi. Mais en cherchant un peu, je me suis rendu compte que beaucoup de personnes vivaient des situations très proches : fatigue, pression économique, sentiment d’inutilité, difficulté à se projeter. Alors j’ai eu envie de documenter, pas pour montrer que je sais faire mais pour montrer que c’est possible d’essayer : La chaîne YouTube montrera les gestes, le blog développera le fond, et le podcast posera le contexte et la réflexion.
Trois formats différents pour parler d’une même chose :
comment on fait, concrètement, pour tenir dans le quotidien.
Ce que ce blog n’est pas
À portée de main n’est pas un blog de développement personnel. Je ne donne pas de recettes pour aller mieux. Je ne vends pas de méthode. Ce n’est pas non plus une vitrine de réussite, ni un guide parfait.
C’est un espace de pratique, de réflexion et de transmission. Un journal public utile, pour moi et peut-être pour d’autres.
Ce qui va suivre
Ici, je parlerai de réparations, de micro-culture urbaine,
de lectures, et de ce que ces gestes disent de notre époque. Ce sera parfois très concret, parfois plus réflexif, mais toujours à hauteur d’humain.
Et toujours, simplement, à portée de main.

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